
Claire Fanjul est une jeune artiste qui utilise le burin et
l'eau-forte en référence à l'univers fantasmagorique des primitifs allemands. En se réappropriant ces techniques ancestrales, l'artiste transforme les logos actuels selon un protocole issu de la
tradition des blasons et des sceaux. Parallèlement, l'emploi du pinceau et de la plume lui permet de pousser le dessin jusqu'à une finesse extrême, tout en exploitant la fluidité du trait
délié.
A l'occasion de son exposition
"Tondo nu", présentée à La Vitrine du 9 juin au 5 juillet, Claire Fanjul a réalisé une série de dessins au pinceau et gravures au burin, élaborés à partir d'une forme récurrente ronde ou ovale.
Uniquement en proie aux incisions du burin qui les découpent, les rayent ou les traversent en leur coeur, ces tondos* pullulent de créatures imaginaires, d'éléments architectoniques, soutenus par
des êtres hybrides issus de "boutures animales" qui crèvent les contours de l'ellipse.
Déjà les premiers graveurs ornaient leurs estampes d'une riche bordure en trompe-l'oeil. Dans ses oeuvres, Claire Fanjul met en scène ce cadre aux allures de "grotesques". Elle y développe son
répertoire de formes, qu'elles soient anthropomorphiques, végétales ou abstraites, faisant émerger un monde fantasmagorique. L'éclosion spontanée des formes est tempérée par la nécessité de
produire une composition structurée. L'absence de repentir et la minutie des éléments traités conduisent l'artiste à remplir une surface de motifs systématiques, tel un vocabulaire graphique qui
se répandrait immodérément s'il n'était pas retenu par les contours du tondo.
* Tondo : composition réalisée en forme de disque, et non de rectangle comme il est courant. Le terme provient de l'italien rotondo
(rond).
Exposition visible du 9 juin au 5 juillet,
du mercredi au samedi de 13h à 19h.
Quelques photos du vernissage le lundi 9 juin
:





Toute l'équipe de La
Vitrine vous souhaite
un bel été !